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Les désossés - François d'Epenoux - ♥♥♥♥

Les désossés - François d'Epenoux - ♥♥♥♥Premier roman de cet auteur que je lis et quelle exquise découverte !!! Il est juste déroutant, dérangeant, surprenant. Effroyable.
Un petit livre mais une grosse claque. La claque qui t’ouvre les yeux et te force à la réflexion. 
Tout commence merveilleusement bien. Un cadre idyllique montagneux, une vue dégagée et imprenable, un somptueux chalet haut perché. A l'intérieur, ils sont six, ils ne s’abreuvent que des très bons vins et ne se repaissent que de caviar.
Eux, c'est la famille Saillard, leur bonne et leur homme à tout faire.
Ils vont découvrir l'enfer. 
Depuis quelques jours, la neige tombe, ininterrompue, violente et carcérale. L'immaculée blancheur devient leur geôlière. Emmurés, ils doivent apprendre d’abord à cohabiter, à négocier, à partager puis tout simplement à survivre.
Alerte rouge dans un décor blanc. Plus rien ne va et tout vole en éclats. 
L'auteur, par sa plume diablement sagace, va fouiller, percer, dégager la substantifique moelle de chacun. Révéler la nature authentique et profonde. Tomber les masques et exposer le côté peu reluisant et honorable de l'être humain.
On plonge avec la famille. On plonge tout court dans l'innommable, l'inimaginable, l'effroyable.
Mais vous, qu'auriez vous fait ? C'est la question évidente que chacun se posera à la fin de sa lecture. Je ne peux que vous inviter à ... la "dévorer".

En bref 

Genre : huis clos très noir

Nombre de pages : 192 pages

Temps de lecture : 2 heures

Parution : Éditions Anne Carrière, 2020

Plaisir de lire :  9 / 10

Quatrième de couverture

Dans un luxueux chalet à l'écart d'une station de ski chic, une riche famille est bloquée par des chutes de neiges anormales, dues au dérèglement climatique. L'insouciance fait long feu. Aux premiers rationnements - d'eau, de nourriture, d'électricité - succède la faim, la vraie. Sans compter la promiscuité, les problèmes d'hygiène, le froid. Ce qu'il reste de civilisation est touché à l'os. Le vernis craque, les masques tombent, révélant la véritable nature de chacun. L'instinct de survie fait place à la sauvagerie. Quand le huis clos prendra fin, le feu aura retrouvé sa vocation originelle, et les fourrures d'apparat leur simple rôle de peaux de bêtes. Comme à l'aube de l'humanité. Une humanité à réinventer.

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