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Les aveux - john wainwright- ♥♥♥♥

Les aveux -  john wainwright- ♥♥♥♥« Mais bon Dieu… pourquoi n’avez-vous pas simplement divorcé », lui demande l’inspecteur chef Lyle.
« Elle n’aurait jamais accepté. Mais je ne la haïssais pas. Je la détestais seulement. Je voulais la quitter aussi dignement que possible… vu les circonstances ».

Un commissariat d'une petite ville côtière de l'Angleterre est témoin d'un surprenant échange entre deux hommes. L'un est Herbert Grantley et il vient s'accuser du prétendu meurtre de sa femme perpétré un an auparavant. L'autre est l'inspecteur Lyle et il écoute perplexe et dubitatif, les arguments avancés par cet homme.
Un criminel qui s'accuse en étayant de preuves pour corroborer ses propos, c'est le roman à l'envers. La déposition dure une nuit entière, une nuit nécessaire pour élucider ce prétendu et mystérieux meurtre. L'homme oeuvre méthodiquement pour convaincre. Alors, il se dévoile et retrace sa vie jusqu'à la fracture finale. Pharmacien misanthrope, sa vie est banale, honnête et rangée mais tellement ennuyeuse. Il trouve sa femme ordinaire et médiocre. Exaspérante et inutile. Elle l'ennuie. Il se met à la dénigrer et la détester jusqu'à ressentir un rejet viscéral. Le divorce est inconcevable, la bienséance l'impose. Du coup, il décide de l'empoisonner. 
Ne vous méprenez pas dans la simplicité du sujet. Ce roman va bien au-delà de ce que l'on peut imaginer. Il est diaboliquement noir, psychologiquement dérangeant et décapant. Et sacrément bien mené et intelligent.
Quand un premier aveu en cache d'autres, quand le voile se lève sur un couple apparemment parfait, on mesure pleinement l'ignominie de l'être humain : l'homme peut vraiment se révéler une belle ordure. 

En bref 

Genre : huis clos policier

Nombre de pages : 210 pages

Temps de lecture : 2,5 heures

Parution : Sonatines novembre 2020

Plaisir de lire :  9 / 10

Quatrième de couverture

" Vous êtes ici pour confesser le meurtre de votre femme.
– Exact.
– Il va falloir me convaincre. "
Années 1980. Pharmacien respecté d'une petite ville anglaise, Herbert Grantley se présente un beau jour au commissariat pour confesser le meurtre de sa femme, morte un an plus tôt de causes réputées naturelles. Il déclare à l'inspecteur-chef Lyle l'avoir empoisonnée. Une version de l'histoire qui semble parfaite. Sauf que l'inspecteur-chef Lyle n'y croit pas. Mais si Grantley n'est pas coupable, pourquoi vient-il avouer ainsi ? C'est le début d'un long face-à-face entre les deux hommes.

Un inspecteur et un suspect dans un bureau : John Wainwright reprend ici en l'inversant le dispositif qu'il avait adopté dans son roman À table ! (Gallimard, 1980), dont Claude Miller a tiré Garde à vue. C'est cette fois au suspect de prouver à l'inspecteur dubitatif qu'il est coupable. Entre Le Chat et Les Fantômes du chapelier, un roman plus simenonien que jamais.

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C
Terminé!!!! Merci de me l'avoir conseille :lu dans la journée...Un plaisir !.
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